- Réserve naturelle régionale des landes de Monteneuf
Dotée d’une biodiversité remarquable, la Réserve est mise en place en 2013 par la Région Bretagne afin de restaurer, protéger et mettre en valeur la lande de Monteneuf. Véritable mosaïque de paysage, la Réserve entend donc retrouver les landes qui ont été délaissées avec le temps mais aussi conserver une partie du paysage actuel. Sur une surface de 125 ha, la Réserve inscrite aux Monuments historiques comprend les étangs du Chaperon rouge et de Quéhéon mais aussi le site archéologique des Menhirs de Monteneuf. Plus de 1000 espèces y ont été inventoriées. La gestion de la Réserve est attribuée à la Communauté de communes OBC
- Le site des Menhirs de Monteneuf
Datant de -6500 et continuant a être levés pendant 1500 ans, les menhirs sont couchés au Moyen Age. 7 sont redécouverts debout en 1976 grâce à un incendie et beaucoup d’autres sont découverts à terre. Des équipes d’archéologues relèvent 42 menhirs dans leurs pierres de calage d’origine qui donne sa singularité au site de plus de 10 ha. De plus, de nombreuses traces de chantiers néolithiques ont été découvertes ce qui a permis d’en apprendre d’avantage sur le travail des menhirs. Différentes actions de valorisation et de fouilles sont régulièrement menées. Aujourd’hui, le site compte 443 menhirs cartographiés alors que le périmètre laisse à penser d’une présence d’au moins 4000 menhirs. Le site est inscrit aux Monuments historiques. Il est géré par la Communauté de communes OBC.

Les Menhirs de Monteneuf | Archéosite de Brocéliande (menhirs-monteneuf.com)
- Allée couverte de la Loge Morinais
Située dans le Bois de la Voltais au-dessus de l’étang de Quéhéon, cette allée couverte de schiste de 14m de long et environ 1.50m de large est orientée selon un axe proche de la ligne Nord/Sud. Le monument, ouvert à l’Ouest, possède une entrée matérialisée par un vestibule constitué de deux dalles placées en forme d’entonnoir. Une troisième, plantée perpendiculairement à l’axe longitudinal, marque la limite entre le vestibule et la chambre funéraire. Elle est la plus charmante des allées couvertes de Monteneuf. La plupart des dalles de couverture ont disparu, quelques unes gisent affaissées, mais la structure de base demeure. Elle est malheureusement pillée au XXe siècle.
D’autres allées couvertes sont visibles sur Monteneuf dont celle des Bordoués qui est la mieux conservée et celle de la Pièce Couverte qui est elle beaucoup perturbée.
- Polissoir de Trézon ou Pièce écrite
Il s’agit d’un bloc de grès violacé montrant de nettes inclusions de quartzite sur une de ses faces et des traces de marques d’origine anthropique sur son autre face qui semblent copier un peu en retrait les marques d’origines naturelles. On distingue trois espaces polis et de courtes rainures de polissage. Il mesure environ 1,5 m de haut, pour 0,70 m de large et 0,30 m d’épaisseur. Découvert dans le bois au sud du hameau de Trézon, le mégalithe a été déplacé dans un jardin privé de la Métairie Neuve pour éviter le vandalisme.

- La Pierre Lée
Situé à la Verrie, ce menhir de schiste se présente comme une large dalle plantée verticalement. Il atteint 4.80m de hauteur hors sol. Sa grande face orientée Nord/Sud est large de 4.60m. Son épaisseur moyenne avoisine les 0.50m. Son allure générale dentelée en forme de crête de coq dénonce l’utilisation d’une plaque déjà érodée lors de son détachement du substratum. Cette érosion pourrait avoir été accélérée par sa position verticale. Auparavant, les mariés et leurs familles se faisaient photographier devant cet imposant menhir.
- Chapelle des Moutiers ou Saint-Méen-d’Outre-les-bois
La chapelle du Moutier située dans le village de St Méen semble être le plus vieil édifice de la commune de Monteneuf. Il aurait été un prieuré fondé par des moines de l’abbaye de Saint-Méen-le-Grand au XIe ou XIIe siècle. Elle devint par la suite chapellenie. Au XVe-XVIe, elle subit des transformations et passe ensuite en bien communal. Elle se dégrade dans les années 1830 et tombe en ruine. En 1950, les statues sont pillées. En 1997, sous l’impulsion de Monsieur Joseph ORHAN, la communauté de commune demande à l’association PRIE, pour la réinsertion des chômeurs, de rénover la chapelle. Un if ayant poussé durant les ruines est aujourd’hui intégré aux ruines. Il demeure l’autel, deux reposoirs pour des statues de chaque côté de ce dernier et le bénitier d’origine est toujours présent à l’entrée Ouest.

- Chapelle Toussaint
La chapelle sous le vocable de tous les saints est située au Bas-Trézon. Ayant subie diverses rénovations, la chapelle est d’abord rectangulaire avec un chevet plat vers l’Est qui daterait du XIIIe siècle. Ensuite, le bâtiment est agrandi en hauteur. Enfin, un chevet circulaire est ajouté à l’Ouest et une ouverture est réalisée au Sud en remplacement d’une située au Nord. Le linteau de l’ouverture au Sud indique à l’intérieur la date de 1569 comme une pierre sur le pignon Est qui donnerait la date de sa rénovation. Tout le mobilier présent actuellement dans la chapelle n’est pas d’origine. Le retable et le tableau du XVIIe sont originaires d’une autre église mais, le retable est néanmoins remarquable. Différentes représentations d’apôtres y sont intégrées, l’ensemble de ce retable est inscrit aux Monuments historiques. La cloche d’origine a été déplacée et est présente maintenant sur le pignon Est au-dessus d’une pierre qui représentait les armoiries d’une famille locale. Les vitraux sont de type années 20-30 provenant d’un autre édifice religieux.

- Chapelle Saint-Martin
La chapelle Saint-Martin de la Grée Basse date du XVI-XVIIe siècle et dépendait de la frairie de l’ancienne seigneurie de Coulmeneuc. La chapelle subit de nombreuses rénovations. En 2008, les différentes statues en bois polychrome d’origine sont restaurées. L’édifice est bâti en schiste pourpre sur un plan rectangulaire avec un chevet à trois pans à l’Est. La couverture en ardoise est surmontée à l’Ouest d’un petit clocheton dont la cloche est toujours présente dedans. Une ancienne baie au centre du chevet a été bouchée mais il en demeure deux du XVIIe. Le haut des baies date du XVIIIe et sont de facture rare. Malheureusement, les sablières d’origine ont été coupées. La fête des rogations y est célébrée tous les ans avec une procession autour de l’étang attenant.
- L’église Saint-Michel
L’église est en 1180 un prieuré nommé Saint-Michel des Moustiers créé par des bénédictins de l’abbaye de Saint-Melaine de Rennes. Elle est érigée en 1659 en trêve de la Paroisse de Guer. En 1773, une tour pour clocher et une chapelle sont construits puis, en 1774 le clocher. Le lieu passe sous le vocable de St Michel et de St Nicodème. La trêve est érigée en paroisse en 1802 et intégrée au diocèse de Vannes. En 1840, l’église est rénovée et son clocher est remplacé en 1855. Au fil des années, le clocher est peu à peu nommé « le clocher penché » puisque ce dernier penche dangereusement vers l’église. Ainsi, d’importants travaux de rénovation ont lieu en 1948. Le clocher est alors remplacé par celui que l’on connaît, tous les murs sont recouverts d’enduits et la façade est rénovée cette année là.
- Château de la Voltais
Les écrits nous rapportent que la première présence seigneuriale date de 1453. Les Robelet s’installent en 1480 et le premier château sort de terre. Les familles de Porcaro et Lauzanne se succèdent. La famille du Provost devient propriétaire en 1721 et entame une grande modification du château jusqu’en 1737 pour donner le château que nous voyons aujourd’hui ainsi que la chapelle Saint-Mathurin. Une bonne partie du mur d’enceinte est toujours présente.

